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Recherche par lecteur : Michel Fleury

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Lu par : Michel Fleury
Durée : 26h. 22min.
Genre littéraire : Philosophie/religion/spiritualité
Numéro du livre : 21336
Résumé:Pendant plus d'un millénaire, les curés ont structuré les sociétés et les mentalités de l'Europe chrétienne. Responsables du salut des âmes, ils accompagnaient leurs ouailles du berceau jusqu'à la tombe, partageant leurs secrets et leurs angoisses. Leur influence ne s'exerçait pas seulement sur les consciences : grâce à leur maîtrise de l'écrit, ils jouèrent longtemps le rôle d'intermédiaires culturels et de conseillers dans la vie de tous les jours. Parce qu'ils étaient les chefs de leur communauté, beaucoup participèrent aux grandes luttes sociales et politiques de l'Europe catholique, ici à la tête de leurs fidèles, là dans le camp du pouvoir. C'est pour répondre au défi protestant et aux nouvelles attentes des croyants que le concile de Trente (1543-1563) adapta un idéal pastoral apparu dès l'époque de Charlemagne : A partir de la Contre Réforme, le Bon Pasteur est chargé d'encadrer les fidèles de sa paroisse. Cet encadrement religieux se met en place, à des rythmes différents, dans tous les territoires de l'Eglise romaine. Les séminaires, qui modèlent des prêtres capables de lutter contre l'impiété montante, développent au XVIIIe siècle un esprit de corps dans le clergé. Après la Révolution, les curés deviennent dans une grande partie de l'Europe des fonctionnaires assujettis à l'Etat et, pour y échapper, se tournent massivement vers Rome. Sécularisation, anticléricalisme, les curés commencent à perdre leur influence dès le XIXe siècle en dépit d'innovations pastorales, souvent couronnées de succès, comme les caisses rurales, les patronages ou encore les cantiques en langue vulgaire. L'histoire des paroisses territoriales semble aujourd'hui toucher à sa fin, du moins dans l'ouest de l'Europe, mais le métier de curé n'est pas en voie de disparition. C'est l'espace dans lequel il exerce sa charge qui se transforme, non son ministère d'assistance spirituelle. Plus que jamais, aux grandes heures de la vie, la " cure d'âme " est une requête des pratiquants, que ceux-ci soient réguliers ou occasionnels.
Lu par : Michel fleury
Durée : 7h. 14min.
Genre littéraire : Société/économie/politique
Numéro du livre : 22061
Résumé:Le 26 décembre 2004, les vagues du tsunami ravagent les côtes d'Asie du Sud-Est et emportent avec elles plus de 200 000 personnes, enfants et adultes. Une déferlante planétaire de générosité s'élève aussitôt pour secourir les victimes et exorciser ces images de cauchemar qui inondent nos écrans. Une formidable mobilisation humanitaire commence. Près d'un an plus tard, elle est loin d'être achevée. Si cette tragédie a frappé les esprits, elle a aussi très vite soulevé débats et polémiques. Qu'ont fait les associations humanitaires avec les dons du tsunami ? Sont-elles capables de remplir le contrat moral que des millions de personnes ont signé avec elles ? Comment sont-elles contrôlées ? Au-delà de la question de l'utilisation de l'argent, c'est le sens même de l'action humanitaire qui est enjeu. On assimile aujourd'hui la cause humanitaire à l'action d'urgence, alors qu'elle donne sa pleine mesure dans les effets durables qu'elle produit. Comme si l'on pouvait se contenter de sauver quelqu'un de la noyade pour ensuite l'abandonner sur la berge. Ce livre est un plaidoyer pour une vision plus ample de l'action humanitaire, dans l'Asie de l'après-tsunami comme à nos portes. Il soutient aussi une conviction : les plus fragiles d'entre nous ne sont pas condamnés à être les damnés de la terre.